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L'éponge
que nous connaissons est le squelette d'animaux
marins nommés "spongiaires".
Il existe de nombreuses variétés d'éponges
dans toutes les mers, particulièrement dans
les eaux sans marée, sans courant et de température
moyenne.
Mais seule une partie d'entre elles sont exploitées
en vue de leur utilisation: celles dont les fibres
ou canaux sont cornés et dont le squelette,
une fois débarrassé de tous ses parasites, |
possède des
fibres suffisamment résistantes et espacées
pour pouvoir absorber et rejeter l'eau d'une simple
pression de la main.
Les éponges se développent dans les
herbes marines et les fonds plats, sableux ou rocheux.
Les principaux sites de production sont :
- En Méditerranée : les côtes
de Tunisie (îles Kerkennah, Djerba), de
la Tripolitaine et de la Syrie, les îles
de l'archipel grec.
- Dans la mer des Caraïbes et l'océan
Atlantique : Cuba, Bahamas, côtes de Floride…
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Diverses méthodes de pêche sont pratiquées
: pêche individuelle (au pied, ou en plongée),
pêche au harpon, pêche au scaphandre,
pêche à la gangave (drague traînée
sur les fonds plats, et remorquée par le
bateau).
Il existe différentes variétés
d'éponges.
Nous n'en évoquerons ici qu'une seule
: celles que nous importons, traitons et commercialisons
pour les usages "Peintres" (lessivages
ou peinture "décor").
Elles appartiennent à la catégorie
générique dite "Gerby",
terme dérivé de "Djerba"
et désignant les éponges originaires
de Tunisie. Elles possèdent une structure
cornée, à grosses alvéoles.
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Selon leurs lieux de pêche, ou la méthode
de pêche utilisée, on les appelle "Djerba"
ou "Kamaki" ou "Chalutier" ou
"Zarzis", entre autres… L'éponge
se présente, au sortir de l'eau, sous l'aspect
d'une masse noirâtre et visqueuse, qui entrera
en décomposition au contact de l'air et
de la chaleur. Il faut débarrasser rapidement
l'éponge de cette chair, par lavage et
grattage, afin d'obtenir le squelette-fibre de
l'animal-plante, formé de la matière
cornée et du tissu qui l'environne, la
spongine. C'est l'éponge commerciale proprement
dite.
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L'éponge nettoyée est vendue par lots,
sur la plage, à la criée, à
un professionnel.
Celui-ci "travaillera" les lots achetés
: il coupera les plus grosses pièces, affinera
par cisaillage la forme des éponges, les
classifiera par qualités, choix et grosseurs.
Il les emballera dans des sacs ou balles en toile
qui seront expédiés vers les principaux
marchés, où l'importateur travaillera
à son tour le produit selon ses propres critères.
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Depuis 1952, les Etablissements Olivier importent
et produisent des éponges naturelles destinées
d'abord aux applications "Peintre" (lessivage
et décor) mais aussi aux marchés du
lavage automobile, de l'entretien, et autres utilisations
professionnelles ou industrielles.
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| Identification
et contrôle, nettoyage, pré-classement
des éponges |
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Coupe, "cisaillage"
de finition donnant forme et prise en main
au produit.
Classification par choix, calibrage par grosseur,
conditionnement. |
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Quelques mots de plus...
L'éponge de mer est utilisée, dès
l' Antiquité, comme ustensile de toilette.
Mais aussi pour des usages aussi divers qu'inattendus.
Dans les armées romaines, par
exemple, elle sert de genouillère aux soldats...
Au moyen-âge, médecins et
pharmaciens s'en emparent pour des utilisations
thérapeutiques variées.
Quant aux artistes, Botticelli soutenait
déjà qu'une éponge imbibée
de teinture et projetée contre un mur permettait
de voir, dans les effets obtenus, de merveilleux
paysages. Les "tachistes" travaillent
volontiers l'éponge à la main.
C'est au 16ème siècle que
son emploi dans la vie domestique devient courant
en Europe.
Elle est, dans l'école de Jules
Ferry, un outil familier des salles de classe.
Et si le 20ème siècle a
vu apparaître ses concurrents cellulosiques
et synthétiques, elle conserve ses inconditionnels
- particuliers ou professionnels - pour ses qualités
intrinsèques inégalées, sa
porosité, son astringence, sa plasticité,
sa douceur et son mystère…
"il faut savoir être une éponge,
quand on veut être aimé par les cœurs
débordants" (Nietzsche)
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